Par Antoine Matras, conducteur de travaux en gros œuvre · mis à jour le 24 octobre 2026
Un mémoire technique étanchéité bien noté montre que l'entreprise maîtrise le procédé proposé sur ce support-là : diagnostic de l'existant, traitement des relevés et des points singuliers, mise hors d'eau pendant les travaux et sécurité des travaux par points chauds. Le procédé doit être couvert par les règles de l'art (DTU de la série 43) ou par un avis technique.
En étanchéité, une erreur se voit des mois plus tard, à l'intérieur du bâtiment. L'acheteur lit donc le mémoire en cherchant une seule chose : est-ce que cette entreprise sait où l'eau passe ?
La réponse n'est pas dans la fiche du fabricant recopiée, mais dans la façon dont l'entreprise traite les relevés, les acrotères, les entrées d'eaux pluviales et les jonctions avec les autres lots sur la terrasse du marché. Voici ce que ça veut dire, critère par critère.
| Critère | Ce qui est attendu |
|---|---|
| Méthodologie et procédé | Le procédé retenu (bitume élastomère, membrane synthétique…), sa compatibilité avec le support et l'isolant, son cadre (DTU ou avis technique), et l'ordre d'exécution zone par zone. |
| Points singuliers | Relevés et acrotères, entrées d'eaux pluviales et trop-pleins, lanterneaux, sorties de toiture, joints de dilatation : c'est là que le mémoire prouve la technicité de l'entreprise. |
| Sécurité | Les travaux par points chauds (permis de feu, extincteurs, surveillance après travaux) et la protection contre les chutes en bordure de terrasse. |
| Environnement | Le tri de l'ancien complexe déposé, les filières de traitement nommées, et les mesures pour limiter les odeurs et fumées en site occupé. |
| Contrôle et réception | Les autocontrôles prévus, les essais (mise en eau ou arrosage quand ils sont prévus), et les garanties apportées. |
En réfection, l'état de l'isolant et du support conditionne tout : isolant humide à remplacer, support à reprendre, ancien complexe à conserver ou à déposer. Montrer qu'on a prévu ce diagnostic, ou qu'on a lu celui du dossier, est le premier signe de sérieux.
Travailler par zones refermées en fin de journée, avec une étanchéité provisoire, pour qu'aucune pluie n'atteigne l'intérieur pendant les travaux.
Hauteur des relevés au-dessus de la protection, traitement des acrotères, entrées d'eaux pluviales et trop-pleins, jonctions avec les menuiseries et les équipements techniques : décrire ces détails pour ce bâtiment, pas en général.
Permis de feu, moyens d'extinction à proximité, surveillance après la fin des travaux : c'est un point que les maîtres d'ouvrage regardent de près, surtout en site occupé.
Prévenir des interventions, gérer les odeurs et fumées (prises d'air, ventilation des locaux), sécuriser les accès en toiture et adapter les horaires si l'établissement le demande.
| Piège | Ce qu'il coûte |
|---|---|
| Relevés et acrotères « y compris » | Les relevés, costières et bandes de protection sont souvent inclus dans le prix au m² sans ligne propre : sur une petite terrasse très découpée, ils pèsent lourd. |
| Isolant existant humide | En réfection, un isolant à remplacer découvert à la dépose change le prix : à chiffrer avec une hypothèse écrite ou à faire préciser avant la remise. |
| Entrées d'eaux pluviales et trop-pleins | Remplacement, mise à niveau, création de trop-pleins réglementaires : souvent prévus en « y compris » ou oubliés de la DPGF. |
| Sécurité en toiture | Garde-corps, lignes de vie, protections provisoires : à la charge de quel lot ? À vérifier avant de chiffrer. |
| Essais et garanties | Essais de mise en eau, garanties demandées au CCTP : à repérer, ils ont un coût et un délai. |
Ces écarts se voient en confrontant la DPGF au CCTP et aux plans : c'est ce que fait le contrôle de DPGF par IA.
Ce plan est un point de départ : quand le règlement de consultation impose une trame, c'est elle qu'il faut suivre, critère par critère.
REDACT BTP lit le CCTP de votre lot et le règlement de consultation, extrait les critères et leur pondération, puis rédige chaque section avec vos moyens et vos références. Vous ajoutez ce que vous avez vu en visite, et vous relisez. Le détail est sur notre page mémoire technique BTP par IA.
Rédiger mon mémoire gratuitement →En annexe, oui, ainsi que l'avis technique du procédé s'il en a un. Mais le mémoire lui-même doit expliquer comment ce procédé est mis en œuvre sur cette terrasse, pas reprendre la fiche.
Les lister pour ce bâtiment (acrotères, entrées d'eaux pluviales, lanterneaux, sorties techniques) et dire comment chacun est traité. C'est la partie qui distingue le plus une entreprise d'une autre.
Décrire concrètement le permis de feu, les moyens d'extinction présents sur la toiture et la surveillance après travaux. En site occupé, c'est souvent un point d'attention majeur pour le maître d'ouvrage.