Dans un marché au forfait, une quantité fausse ou un ouvrage oublié se paie sur le chantier. Le métré est la seule façon de le savoir avant de remettre un prix. Voici comment il se fait, et ce que REDACT BTP va automatiser.
Le métré consiste à calculer les quantités d'ouvrages d'un projet à partir des plans et des pièces écrites : des surfaces en m², des longueurs en mètres linéaires, des volumes en m³, des nombres d'unités. Avant les travaux, on parle d'avant-métré : c'est lui qui sert à chiffrer une offre. Le résultat, présenté poste par poste, forme le quantitatif.
Dans un appel d'offres, ce quantitatif arrive souvent déjà rempli par la maîtrise d'œuvre, sous la forme d'une DPGF ou d'un DQE. Le travail de l'entreprise n'est alors pas de refaire le métré de zéro, mais de vérifier celui qu'on lui donne.
| Document | Type de marché | Qui porte le risque sur les quantités |
|---|---|---|
| DPGF | Prix global et forfaitaire | L'entreprise : le prix couvre l'ouvrage décrit, quelles que soient les quantités écrites |
| DQE | Prix unitaires | Le maître d'ouvrage : les quantités exécutées sont payées |
| BPU | Prix unitaires | Le bordereau fixe les prix, les quantités viennent des commandes |
Au forfait, la DPGF n'est qu'un cadre de présentation. Si elle compte 30 m² de murs là où les plans de structure en donnent 40, si un article du CCTP inclut « chaînages, raidisseurs et enduit deux faces » sans ligne pour les chiffrer, ou si un linteau dessiné sur le plan béton n'a aucun poste, l'écart est en principe pour l'entreprise. Il ne se rattrape pas en cours de chantier, sauf modification du programme.
Le contrôle doit donc se faire pendant la consultation, quand les questions à la maîtrise d'œuvre sont encore possibles. Nous avons détaillé la méthode dans notre guide contrôler une DPGF avant de chiffrer.
Partir de la localisation du CCTP. Chaque article dit où se trouve l'ouvrage : « sanitaires du RDC », « cage d'ascenseur », « ensemble des circulations ». C'est elle qui indique quelles pièces et quels plans mesurer.
Mesurer à l'échelle, dans la bonne unité. Surfaces des étiquettes de pièces, cotes, échelle du cartouche ; hauteurs lues sur les coupes. Les règles de déduction des baies et des vides sont fixées par le CCTP ou les usages du métier : vérifiez-les avant de mesurer.
Confronter plans d'architecte et plans techniques. Structure, fluides et électricité ne sont pas toujours au même indice que l'architecture. Les écarts les plus coûteux apparaissent là : linteaux, trémies, sommiers, réservations.
Ajouter les ouvrages induits et ceux dessinés sans poste. Les « y compris » du CCTP se quantifient comme de vrais postes ; les bouchements, carottages et chevêtres dessinés sur les plans doivent être chiffrés quelque part.
Distinguer l'existant du projet. En réhabilitation, les plans d'état des lieux montrent ce qui est conservé, démoli ou créé : un mur conservé compté comme neuf fausse tout un chapitre.
Contrôler une DPGF à la main prend une demi-journée sur un petit lot, plusieurs jours sur un gros œuvre de réhabilitation. REDACT BTP rendra le résultat en une trentaine de minutes selon la taille du dossier, à partir de vos plans en PDF, DWG ou DXF.
La DPGF confrontée au CCTP et aux plans avant le chiffrage.
Les quantités du lot établies à partir des plans, pour chiffrer sans DPGF ou la refaire.
Paiement à l'acte, prix affiché avant de lancer · 2 contrôles de DPGF offerts aux abonnés REDACT BTP.

Le métré est le calcul des quantités d'ouvrages d'un projet à partir des plans et des pièces écrites : surfaces en m², longueurs en mètres linéaires, volumes en m³, nombres d'unités. Il sert à établir ou à vérifier une DPGF, un DQE ou un devis, poste par poste.
L'avant-métré est établi avant les travaux, à partir des plans du projet, pour chiffrer une offre ou un budget. Le métré au sens strict mesure ce qui a été réellement exécuté, pour les situations de travaux et le décompte. Dans le langage courant des appels d'offres, on parle de métré pour les deux.
La DPGF accompagne un marché à prix global et forfaitaire : le prix est fixe et couvre l'ouvrage décrit, une erreur de quantité est en principe à la charge de l'entreprise. Le DQE accompagne un marché à prix unitaires : ce sont les quantités réellement exécutées qui sont payées.
Oui, à condition que les plans soient vectoriels et à l'échelle : les cotes, les étiquettes de pièces et l'échelle du cartouche permettent de mesurer surfaces et linéaires. Un plan scanné se mesure moins précisément. Les fichiers DWG ou DXF de l'architecte donnent la géométrie exacte et les calques, ce qui fiabilise le métré.
Le DPGF contrôleur arrive en premier, très bientôt, puis le métré complet. Ils seront payés à l'acte, avec un prix affiché avant de lancer, et les abonnés REDACT BTP bénéficieront de 2 contrôles de DPGF offerts. Les plans seront acceptés en PDF, DWG et DXF.
En attendant le métré, REDACT BTP analyse déjà votre DCE et rédige votre mémoire technique, vos pièces administratives et votre PPSPS.
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