Par Antoine Matras, conducteur de travaux en gros œuvre · mis à jour le 24 octobre 2026
Un mémoire technique couverture bien noté montre que l'entreprise a compris le toit à traiter : comment elle protège ses compagnons et les occupants pendant le travail en hauteur, comment elle garde le bâtiment hors d'eau à chaque étape, et quelle méthode elle applique au matériau et au support existant. Les règles de l'art (DTU de la série 40) sont un minimum, pas un argument.
En couverture, l'acheteur lit le mémoire avec deux inquiétudes : un accident en hauteur et un dégât des eaux. Un mémoire qui se contente de citer le DTU et de lister des échafaudages ne répond à aucune des deux.
Comme pour les autres lots, ce qui fait gagner, c'est la preuve que l'entreprise est déjà projetée sur ce toit-là : sa pente, son matériau, son état, ses accès, ses occupants. Voici ce que ça veut dire, critère par critère.
| Critère | Ce qui est attendu |
|---|---|
| Méthodologie et phasage | L'ordre de dépose et de repose, découpé en zones pour ne jamais laisser plus de surface ouverte que ce qui peut être refermé dans la journée, et la méthode adaptée au matériau (tuiles, ardoises, zinc, bac acier). |
| Sécurité du travail en hauteur | Les protections collectives prévues (échafaudage de pied, garde-corps en rive, filets, protection des ouvertures et des lanterneaux) plutôt qu'une simple mention des harnais, et la façon dont elles sont adaptées au bâtiment. |
| Mise hors d'eau | Ce qui est fait en fin de journée et avant une alerte météo : bâchage, couverture provisoire, surveillance. C'est souvent ce qui rassure le plus un maître d'ouvrage en réfection. |
| Environnement | Le tri des matériaux déposés (tuiles, bois, métaux), les filières de traitement nommées, et le cas échéant la procédure pour les plaques contenant de l'amiante. |
| Cohérence d'ensemble | Échafaudage, durée de chantier et prix doivent aller ensemble : un phasage par petites zones annoncé avec une durée très courte se remarque. |
Pente, matériau, état des liteaux, des voliges et de la charpente, accès depuis la rue ou la cour : montrer qu'on a regardé ce toit-là, en visite ou sur les photos du dossier, vaut plus qu'un paragraphe de méthode générale.
Déposer et reposer par zones refermables dans la journée, bâcher le reste, prévoir une procédure en cas d'alerte météo. C'est le cœur de la méthodologie en réfection.
Noues, faîtages, rives, abergements de cheminées, sorties de toiture, raccordements avec les autres lots : c'est là que naissent les fuites, et c'est là qu'un mémoire précis se distingue.
Protéger les occupants des chutes d'objets (périmètre de sécurité, filets, tunnels d'accès), prévenir des interventions bruyantes, adapter les horaires si l'établissement le demande.
Si le repérage avant travaux signale des plaques ou ardoises en fibres-ciment amiantées, dire qui les retire et selon quelle procédure (retrait en sous-section 3 par une entreprise certifiée). Pour le reste, un tri clair et des filières de traitement nommées.
| Piège | Ce qu'il coûte |
|---|---|
| « Remplacement des liteaux, voliges ou chevrons suivant état » | Une quantité impossible à connaître avant dépose : à chiffrer avec une hypothèse écrite, ou à faire préciser par une question à la maîtrise d'œuvre. |
| Échafaudage et protections collectives | À la charge du lot couverture ou mis en commun ? S'il est dû et oublié, c'est souvent l'un des plus gros postes du lot. |
| Dépose et évacuation de l'existant | Évacuation, tri, et présence éventuelle d'amiante : à vérifier dans le repérage avant travaux joint au dossier. |
| Zinguerie et accessoires « y compris » | Gouttières, descentes, abergements, crochets de sécurité, chatières de ventilation : souvent inclus dans un poste global, rarement détaillés. |
| Pénalités de retard et intempéries | Vérifier au CCAP le montant des pénalités et la façon dont les jours d'intempéries sont comptés : en couverture, c'est décisif pour le planning. |
Ces écarts se voient en confrontant la DPGF au CCTP et aux plans : c'est ce que fait le contrôle de DPGF par IA.
Ce plan est un point de départ : quand le règlement de consultation impose une trame, c'est elle qu'il faut suivre, critère par critère.
REDACT BTP lit le CCTP de votre lot et le règlement de consultation, extrait les critères et leur pondération, puis rédige chaque section avec vos moyens et vos références. Vous ajoutez ce que vous avez vu en visite, et vous relisez. Le détail est sur notre page mémoire technique BTP par IA.
Rédiger mon mémoire gratuitement →Oui, mais ce n'est pas un argument : respecter les DTU de la série 40 est un minimum attendu de toutes les entreprises. Ce qui compte, c'est la façon dont vous les appliquez au toit du marché.
Oui. C'est courant et ce n'est pas un point faible, à condition de dire ce qui est loué, de montrer que c'est adapté au bâtiment et que la durée de location est cohérente avec le planning.
Décrire les protections collectives prévues pour ce bâtiment (échafaudage, garde-corps, filets, protection des ouvertures) avant les équipements individuels. Un mémoire qui ne parle que de harnais inquiète plus qu'il ne rassure.